CrĂ©Ă©e en 1950 au Cameroun, la RĂ©serve de faune du Dja, fait partie intĂ©grante des forĂȘts denses humides du bassin du Congo et constitue l’une des forĂȘts humides d’Afrique les plus vastes. En raison de la diversitĂ© de ses espĂšces et de son Ă©tat de conservation, l’Unesco dĂ©cide en 1987 de l’inscrire au patrimoine mondial. Selon cette instance des Nations Unies, 90% de sa superficie resterait inviolĂ©e et plus d’une centaine d’espĂšces de mammifĂšres y vivraient. Parmi elles, plusieurs sont d’ailleurs menacĂ©es au niveau global Ă  l’instar du gorille des plaines de l’ouest (Gorilla gorilla), du chimpanzĂ© (Pan troglodytes), de l’élĂ©phant de forĂȘts (Loxodonta africana) et du perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus).

La rĂ©serve du Dja tire son nom du fleuve Dja qui l’encercle et en forme la limite naturelle. D’une Ă©tendue estimĂ©e Ă  prĂšs de 526.000 ha, la rĂ©serve est l’habitat de trĂšs nombreuses espĂšces animales dont le gorille des plaines de l’ouest, le chimpanzĂ©, l’élĂ©phant de forĂȘt, le mandrill, le lĂ©opard, le bongo et le sitatunga.

Cette rĂ©serve n’est pas amĂ©nagĂ©e pour que des touristes puissent y voir aisĂ©ment des animaux : pas de pistes, de points d’observations, etc. Il n’est pas garanti que vous puissiez y observer les animaux.

Eléments requis en matiÚre de protection et de gestion

Sur le plan opĂ©rationnel, toutes les zones de forte pression sur les ressources naturelles ont Ă©tĂ© identifiĂ©es et une stratĂ©gie locale de lutte anti-braconnage a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e. Il y a rĂ©guliĂšrement des patrouilles en forĂȘt et sur la route dans et autour de la rĂ©serve, et il existe une formalisation d’un cadre de collaboration avec les opĂ©rateurs du secteur forestier pour un contrĂŽle continu de leurs concessions.

La visite

Il pleut tout l’annĂ©e dans cette zone du Cameroun, les visites sont impossibles durant les deux pĂ©riodes de l’annĂ©e avec une pluviomĂ©trie prononcĂ©e : la petite saison pluvieuse allant du debut mars jusqu’à la mi juin et la grande saison pluvieuse du debut septembre jusqu’à mi novembre.

L’entrĂ©e la plus connue de la RĂ©serve du Dja se trouve au village Somalomo, Ă  la limite septentrionale. pour l’atteindre, le mieux est de louer un 4×4 avec chauffeur car le voyage en car est long et pĂ©nible.
La RĂ©serve du Dja ne connaĂźt pas de routes carrossables. L’accĂšs se fait Ă  pied, avec pas mal d’obstacles comme des traversĂ©es de points d’eau. La visite de la rĂ©serve se fait en mode trek et est dĂ©conseillĂ©e aux visiteurs qui ne sont pas en bonne santĂ© et condition. L’accĂšs est dĂ©conseillĂ© aux enfants de moins de 15 ans et aux seniors, ainsi qu’aux personnes non entrainĂ©es et n’ayant pas d’expĂ©rience de treks en forĂȘt tropicale.

Les pistes en forĂȘt sont souvent presque invisibles et difficiles Ă  suivre. Parfois, on traverse des cours d’eau, avec ou sans arbres formant un pont naturel. La vĂ©gĂ©tation Ă  traverser est souvent dense, parfois tranchante et pleine d’épines. Il vous faut donc un habillement qui tient compte de ces conditions: des textiles qui ne se dĂ©chirent pas facilement, des pantalons et manches longues, chaussures ou bottes qui couvrent les chevilles et qui peuvent ĂȘtre trempĂ©es dans l’eau. Dans la journĂ©e il fait chaud mais pas trop, grace Ă  l’ombre de la forĂȘt. Les nuits sont assez fraĂźches.